Introduction
La gestion de l’investissement des particuliers a nettement repris de la vigueur en France. En 2025, près de 2,5 millions de Français ont réalisé au moins une transaction en Bourse, un record depuis 2020. Les ETF connaissent une progression spectaculaire, tandis que le baromètre de l’AMF met aussi en lumière des évolutions importantes dans les comportements d’investissement, notamment chez les femmes.
Un regain très net de l’investissement des particuliers
Le marché français a retrouvé un niveau d’activité rarement observé depuis plusieurs années. Selon l’AMF, près de 2,5 millions de Français ont réalisé une transaction sur les marchés boursiers en 2025, soit le niveau le plus élevé enregistré depuis 2020. À lui seul, ce chiffre montre que l’investissement en Bourse n’est plus réservé à une minorité très avertie : il redevient un sujet concret pour une part croissante des épargnants.
Ce mouvement se reflète aussi dans l’activité sur les actions. En 2025, un peu plus de 1,9 million de Français ont réalisé au moins un achat ou une vente d’actions, en hausse de 21 % par rapport à l’année précédente. L’AMF recense en parallèle 56 millions de transactions en actions sur l’année, contre 41 millions en 2024.
Les ETF changent d’échelle
La progression des ETF est l’un des faits marquants de l’année. L’AMF indique que plus de 1,1 million de Français ont effectué au moins une transaction sur un ETF en 2025, contre 607 000 en 2024. En cinq ans, le nombre d’investisseurs sur ces supports a ainsi été multiplié par près de cinq.
L’activité elle-même a changé de dimension. Les particuliers ont réalisé 14,4 millions de transactions en ETF en 2025, contre 6 millions en 2024, soit plus qu’un doublement en un an. Cette accélération confirme que les ETF prennent désormais une place croissante dans les parcours d’investissement des particuliers, notamment pour construire une exposition simple et diversifiée aux marchés. La dernière phrase relève d’une lecture patrimoniale fondée sur la forte progression du nombre d’investisseurs et de transactions publiée par l’AMF.
De nouveaux investisseurs toujours plus nombreux
L’AMF met aussi en avant l’arrivée continue de nouveaux investisseurs. En trois ans, 1,6 million de nouveaux particuliers se sont lancés en Bourse, dont 780 000 en 2025, après 516 000 en 2024 et 329 000 en 2023. Cette dynamique montre que le mouvement ne repose pas uniquement sur une activité plus intense des investisseurs déjà présents, mais aussi sur un élargissement réel de la base d’épargnants exposés aux marchés.
Autre évolution notable : le profil des investisseurs rajeunit. L’âge moyen des investisseurs en actions est passé de 51 ans au dernier trimestre 2024 à 48 ans au même trimestre en 2025. Sur les ETF, il est passé de 41 ans à 38 ans. Cela suggère une appropriation plus rapide de ces supports par des profils plus jeunes, en particulier sur les instruments les plus standardisés et les plus visibles. Cette dernière phrase constitue une interprétation à partir des données d’âge publiées par l’AMF.
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Ce que cela change pour le conseil patrimonial
Ces évolutions modifient concrètement la manière d’aborder la gestion de patrimoine. Lorsque davantage de particuliers investissent, et qu’ils le font via des supports très différents — actions, ETF, assurance-vie, PER — le rôle du conseil devient encore plus structurant. Il ne s’agit plus seulement de “faire investir”, mais d’aider à choisir la bonne enveloppe, le bon niveau de risque, le bon horizon et la bonne répartition. Cette conclusion est une analyse fondée sur la diversification des comportements d’investissement décrite par l’AMF.
Le baromètre met aussi en évidence un enjeu de pédagogie. Parmi les investisseurs, 82 % des femmes disent s’informer sur les placements, contre 88 % des hommes investisseurs, et 49 % d’entre elles s’appuient sur un conseiller pour s’informer. Dans un contexte où les ETF progressent fortement et où l’accès au marché est de plus en plus fluide, cette recherche d’accompagnement reste un signal fort pour les professionnels du patrimoine.

Pourquoi cette tendance mérite d’être suivie de près
Le regain d’appétit des particuliers pour les marchés ne signifie pas automatiquement que toutes les stratégies se valent. Une forte hausse du nombre de transactions peut traduire un intérêt retrouvé, mais elle renforce aussi le besoin de cohérence patrimoniale : distinguer investissement de long terme et arbitrages opportunistes, éviter une concentration excessive sur certains supports, et replacer chaque décision dans une logique d’objectifs. Cette phrase relève d’une analyse patrimoniale, appuyée sur la montée en puissance des investisseurs particuliers et des ETF constatée par l’AMF.
Pour les cabinets de gestion de patrimoine, la séquence actuelle est donc doublement importante. D’un côté, elle confirme que les particuliers sont de plus en plus nombreux à franchir le pas de l’investissement. De l’autre, elle rappelle que la qualité de la stratégie repose moins sur le volume de transactions que sur l’adéquation entre supports, enveloppes et projet patrimonial.
Le vrai sujet n’est plus seulement d’investir, mais de savoir dans quelle enveloppe, avec quel horizon et pour quel objectif patrimonial.


Conclusion
Le dynamisme de 2025 ne laisse aucun doute : les Français ont renoué durablement avec l’investissement, dans une diversité de profils et de supports qui redessine le paysage patrimonial. Face à cette montée en puissance, la valeur ajoutée du conseil ne réside plus dans le simple accès aux marchés — désormais largement démocratisé — mais dans la capacité à structurer les choix, à anticiper les arbitrages et à inscrire chaque décision dans une stratégie patrimoniale de long terme. L’arrivée de nouveaux investisseurs plus jeunes, la progression spectaculaire des ETF et la diversification des profils confirment que le rôle du conseiller en gestion de patrimoine n’a jamais été aussi stratégique : transformer l’enthousiasme des marchés en décisions structurées, personnalisées et adaptées aux objectifs de chacun.

